Tu aurais du ressentir en toi, une nouvelle perception, un nouveau regard, avide de savoir, grandissant et cherchant en toi c'que jamais il ne trouvera. Tu refusas d'y croire, retenant physiquement, c'qui n'avait pas sa place en toi, c'que tu n'voulais pas voir, qui n'aurait jamais dû être là. Nous ne verrons plus jamais à deux, débarrassés d'une incision à la lame. L'extraction aura quand même lieu, des hurlements stridents emplissant ton âme, laissant tes yeux secs, pas une larme. Lui, sorti de cet antre imprégnée d'alcool, de fumée, déjà maculé de ton sang impur, sa première sensation se pesant comme une vision, une impression, la folie derrière les murs. Laissant cette graine jetée à terre inconsciemment, se développer comme la gangrène ne pensant pas que par l'enfance, la vie d'un être est déterminée. Tu devais pourtant incarner le lien viscéral entre l'infini et la vie, entre ce ventre céleste et son contenu maudit. Cris, violence et non-respect de l'être ne peuvent amener qu'au mal de vivre, à une rancoeur amère, toujours aussi présente. Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout c'qu'il y a de mauvais au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds... Plonge tes mains dans mes larmes blanches, sois sans crainte, nage. Au sein d'une volute d'abominations, de laideur, de carnage. Toutes ces tortures qui hantent mes nuits. Entends de mon ouïe, ces notes mélancoliques, mes grincements de dents, cette musique symbolique. Regarde dans mes yeux une vision troublée, du vrai visage de l'homme angoissant, torturé, touche de mes mains tes joues humides. Une douce peau parfumée qui finira putride. Ressent ce liquide qui frappe tes tempes, rougit mes yeux, mais pourtant, alimente le coeur du nourrisson comme celui du vieux, t'épousant dans la chair, les bosses, les creux. Tu peux le percevoir, le sentir ruisseler, c'n'est plus la peine de croire... Un déséquilibre profond flotte en moi, écarquillé, vitreux. Je dois être déchiré, je ne sais plus vraiment c'que j'fais. Ta gueule est tuméfiée. Que dire, pas grand chose, tout ça devait arriver. L'important, au fond, c'est de crever l'abcès. Hurler, extérioriser, en morceaux t'enterrer. Le sang épais et chaud galvanise mes mains. Mon coeur, par terre, emprunte le chemin , qui mène à l'horreur d'une excitation morbide, les yeux brillants. Je construis des abysses. C'est si beau, quand c'est au fond de la peau. Que je l'aime, ton doux regard qui plisse...
C'est si beau, quand je défonce ton cerveau. - ETHS -